AccueilActualitésL’INSEMINATION ARTIFICIELLE ET LA GESTION DE TROUPEAUX AU CENTRE D’UN ATELIER REGIONAL DU CNS-EL DU 12 AU 26 MARS A NIAMEY

Actualités

L’INSEMINATION ARTIFICIELLE ET LA GESTION DE TROUPEAUX AU CENTRE D’UN ATELIER REGIONAL DU CNS-EL DU 12 AU 26 MARS A NIAMEY

Cérémonie de lancement le lundi 12 mars 2018 dans la salle de Conférence du Centre National de Spécialisation en Elevage (CNS-El)  d’un atelier régional de formation des acteurs de l’Afrique de l’Ouest et du Centre en Insémination artificielle et technique de gestion de troupeau.

 

La cérémonie a été présidée par le Directeur Général de l’Institut National de la Recherche Agronomique du Niger (INRAN) en présence de plusieurs personnalités du monde de la recherche agricole de notre pays. 3 importantes allocutions ont marqué la cérémonie de lancement de cet atelier. Il y a eu d’abord le mot du Coordonnateur du CNS-El, le Dr. Hassane Adakal qui a souhaité la chaleureuse bienvenue aux apprenants venus de l’espace CEDEAO/PPAAO. Pour cette formation qui comprend une partie théorique et une partie pratique, il a invité les apprenants à suivre attentivement toutes les activités qui seront effectuées au cours des différentes sessions.

Le Coordonnateur du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest a rappelé que les PPAAO sont des programmes régionaux de la CEDEAO destinés à accroitre les productivité et productions agricoles d’au moins 60% en vue de satisfaire les besoins alimentaires croissants des populations de la sous-région. Selon, le Dr. Dan Jimo Baïna, le CNS-El doit conduire des activités de recherche, développer des technologies et les diffuser dans le secteur l’élevage. Un secteur dans lequel sont actifs plus de 75% de la population Nigérienne. Le Dr. Dan Jimo Baïna a indiqué que l’atelier de Niamey est bénéfique à tous égards car l’Insémination Artificielle est une technique pertinente de production animale qui doit être maitrisée afin d’accroitre la productivité et la production animales au bénéfice des populations rurales comme urbaines de notre sous-région.

Le Directeur Général de l’INRAN s’est lui réjouit du choix de notre par la Communauté Scientifique et de la recherche des pays membres du PPAAO/WAAPP sous la houlette du CORAF/WECARD pour abriter le Centre National de Spécialisation en Elevage (CNS-EL). Pour le Dr. Mella Mamane, cette marque de confiance traduit assurément une grande considération pour le Niger et son peuple, mais aussi et surtout, témoigne de la volonté de tous, de faire du Niger un pays d’élevage par excellence. L’objectif de la CEDEAO en concevant le PPAAO/WAAPP était surtout de valoriser au mieux le potentiel en production agricole disponible et de satisfaire la demande régionale.

Avec plus de 60 millions de têtes de bovins et 160 millions de petits ruminants, 400 millions de volailles, l’Afrique de l’Ouest s’illustre comme une région d’élevage par excellence. Toutefois de l’avis du Dr. Mella Mamane, ce potentiel demeure peu valorisé et la région continue d’importer massivement des produits animaux pour satisfaire les besoins de sa population. Comme solution alternative pour améliorer la productivité de notre cheptel, propose le Directeur Général de l’INRAN, c’est l’utilisation de l’insémination artificielle, une biotechnologie appliquée principalement pour assurer une amélioration génétique rapide et sûre de nos animaux locaux. C’est pourquoi, le Dr. Mella Mamane a invité les participants à mettre à profit ce rassemblement régional pour approfondir les réflexions sur la façon la plus adéquate de diffuser les progrès génétiques et conserver en même temps nos races locales.

Cet atelier est sans contexte, le lieu idéal pour mieux connaître tout le potentiel que regorge le Niger en matière d’élevage, et les possibilités insoupçonnées qu’offre l’insémination artificielle pour diffuser du matériel génétique adapté, en lieu et place des transferts d’animaux sur pied, source de conflits et de propagation de maladies.

Signalons que cette formation vise à améliorer la couverture nationale en techniciens inséminateurs des pays de la sous-région ouest-africaine. 26 participants des pays mettant en œuvre le PPAAO et du Tchad prennent part à l’atelier de Niamey. Ils sont composés de chercheurs, assistants de recherche, vétérinaires et techniciens d’élevage de la sous-région d’Afrique de l’Ouest, avec une préférence pour l’option « reproduction animale ». Ils sont initiés pendant 2 semaines aux rudiments de l’Insémination Artificielle et de la Gestion des troupeaux. Ceci passe par la maitrise de plusieurs paramètres notamment l’environnement génital bovin par la palpation transrectale ; les protocoles d’induction de l’œstrus ; les moments propices pour l’acte d’insémination ; la manipulation de la semence et l’acte d’insémination ; une connaissance des méthodes de détection de gestation après insémination. La formation comprend une partie théorique et des activités de laboratoire à la Faculté d’Agronomie de l’UAM et une partie pratique prévue à l’abattoir, sur quelques sites d’élevage périurbains de Niamey et à la Station de Toukounouss.

Le Centre National de Spécialisation en Elevage vers une dimension régionale

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme régional dénommé PPAAO/WAAPP (Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest/West Africa Agricultural Productivity Program), le Niger s’est vu confier par la CEDEAO la responsabilité d’abriter le Centre National de Spécialisation en Elevage. Et c’est un truisme de rappeler que le Niger est un pays d’élevage. Un élevage caractérisé par la grande diversité d’espèces et de races élevées et qui joue un rôle important pour le développement socio-économique du pays. En effet, il contribue pour près de 11% au Produit Intérieur Brut (PIB), 35% au PIB agricole, 15% au revenu des ménages, 25% à la satisfaction des besoins alimentaires des populations et représente 22% de la valeur totale des exportations (INS 2015). L’élevage constitue aussi la seconde source de recettes d’exportation du Niger après les ressources minières et emploie près de 87% de la population active, soit en tant qu’activité principale, soit en tant qu’activité secondaire associée à l’agriculture ou au commerce.

En dépit de cet important potentiel naturel, les races bovines locales ne parviennent pas à les extérioriser, d’où un faible poids des veaux à la naissance, une faible production laitière, un intervalle entre vêlages relativement long, un taux de mortalité des veaux élevé limitant les performances globales et la productivité des élevages. Une des alternatives pour améliorer la productivité du cheptel est l’utilisation de l’insémination artificielle qui est une biotechnologie appliquée principalement pour assurer l’amélioration génétique rapide et sûre des animaux domestiques locaux.

Or, l’une des faiblesses relevées par la mission d’évaluation de l’évolution des Centres Nationaux de Spécialisation (CNS) vers des Centres Régionaux d’Excellence (CRE) est la non prise en compte de « la régionalité », notamment dans le renforcement des capacités des acteurs puis la génération et la valorisation des résultats de recherche. C’est pour corriger cette insuffisance que le CNS-El a organisé cette formation d’envergure régionale en partenariat avec la Faculté d’Agronomie de l’Université Abdou Moumouni de Niamey sur le thème de la «maitrise de la reproduction chez les bovins».

Mot du Coordonnateur

Dr. DAN-JIMO BAÏNA Coordonnateur

coraf

Ecowas

Traffic des visites sur le site

6.png1.png3.png5.png9.png
Today68
Yesterday125
This week68
This month2294
Total61359

Who Is Online

3
Online

MONPMUTCE_JUNE+0000RJUNE_SHORTPMUTC_0C2
Go to top