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LE SYSTEME DE RIZICULTURE INTENSIVE (SRI)

Le Système de riziculture intensive (SRI) est une nouvelle approche d’augmentation de la productivité de la culture du riz. Il a été découvert à Madagascar par le jésuite français Henri de Laulanié, ingénieur agronome.

C’est une innovation qui change les pratiques classiques de la culture du riz à savoir permettre aux plants de riz de mieux exprimer leur potentiel de production en mettant l’accent sur :

  • le repiquage de jeunes plants âgés de 12 jours qui permet un important tallage du riz; cette opération se fait sur un sol bine nivelé et bien drainé.
  • le repiquage à un seul plant par poquet, pratique qui fait économiser de la semence. Au lieu des 30 à 50 kg de semences pour repiquer un hectare dans le système conventionnel, le SRI utilise seulement 6 kg.
  • L’écartement de 25 cm x 25 cm contre 20 cm x 20 cm, ce qui permet l’utilisation de certains matériels agricoles comme les sarclo-bineuses pour le désherbage  et de créer assez d’espace pour un tallage important
  • l’application de la fumure organique pour améliorer l’alimentation minérale de la plante et d’assurer son bon développement et sa résistance aux bio-agresseurs sans oublier l’économie substantielle en engrais chimique.
  • le maintient d’une mince lame d’eau qui fait économiser de l’eau surtout dans les systèmes irrigués où l’eau devient de plus en chère.
  • le sarclo-binage régulier qui permet un bon contrôle des mauvaises herbes.

La promotion du SRI à travers l’Asie et l’Amérique latine a été faite avec l’aide de l’Université de Cornell (USA).

En Afrique de l’Ouest, ce sont les déséquilibres commerciaux qui nuisent aux économies locales qui ont obligé les pays de la région à rechercher des moyens d'accroître la production nationale de riz. L’on s’est alors tourné vers le SRI, qui ne demande pas d’investissement très coûteux comme certains projets d'infrastructures qu’on a connus auparavant et qui n’ont pas toujours donné les résultats escomptés, comme une option pour accroître les rendements.

Au Niger le SRI a été testé pour la première fois en 2012 par l’ONAHA avec le soutien financier de l’ONG Africare. Après les résultats mitigés de ce test, l’INRAN, l’ONAHA ont été encouragés par le CORAF à travers son projet régional SRI qui couvre les 13 pays du PPAAO, pour continuer les tests et sensibiliser tous les acteurs de la filière riz pour promouvoir le SRI au Niger. C’est ainsi qu’en 2014 a été entreprise une mission de sensibilisation sur les la pratique SRI sur plusieurs périmètres irrigués le long du fleuve. Cette mission a permis d’identifier 16 producteurs pilotes qui ont accepté de conduire les tests dans leurs parcelles. Ces producteurs se répartissent sur les périmètres suivants : 3 à Daybéri, 4 à Sébéri et Say II et 5 à Sakondji Birni. Ladite mission a été suivie de la formation de plus de 60 producteurs et leurs encadreurs aux techniques de production de riz en utilisant les principes de SRI. En Saison sèche 2015 en cours, des tests de démonstrations ont été implantés chez les 33 producteurs pilotes. Les résultats sont très encourageants car la pratique SRI a permis d’avoir une augmentation de près 37% et de 40% respectivement pour le nombre de talles-épis et le rendement du par rapport à la pratique conventionnelle. De même, une économie d’eau de près de 50% en moyenne a été obtenue sur les parcelles SRI comparées aux parcelles paysannes.

 

Localisation des sites de tests SRI (PPAAO-Niger)

 

Notons que toutes les activités SRI-PPAAO-Niger ont été financées par le PPAAO Niger, accompagné par le CNS-Riz du Mali et le projet régional SRI. Les résultats et succès stories de ces activités peuvent être consultés sur les sites web du projet SRI régional Afrique de l’Ouest/Université de Cornell (www.sriafriqueouest.org ou www.sriwestafrica.org ).

 

Conclusion

 

Ce système vise à rendre efficients les différents postes de dépense afin d’augmenter la productivité du riz. Les principes fondateurs du SRI restent partout les mêmes, quelque soient les zones de production et les écologies ; mais la mise en œuvre des principes peut varier d’un producteurs à un autre et d’une zone à une autre.

 

Par Mahaman Chamsou Maïgary (PPAAO) et Dr. Haougui Adamou

 

 

Mot du Coordonnateur

Gouro

Pr. Abdoulaye Soumana GOURO

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