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VOYAGE D’ETUDE DANS LE CADRE DU RENFORCEMENT DE LA COOPERATION REGIONALE.

SYNERGIE ENTRE PROJETS FINANCES PAR LA BANQUE MONDIALE :

Des producteurs Nigériens à l’école du séchage des produits agro-pastoraux

Une mission conjointe du PPAAO-Niger/PRODEX s’est rendue du 17 au 25 juillet 2016 au Burkina Faso et au Mali pour un voyage dans le cadre du renforcement de la coopération régionale.

Ce sont quelques 17 personnes dont une dizaine de transformateurs/trices des chaînes de valeurs viande, oignon et niébé, des chercheurs, des machinistes et des représentants de l’administration qui ont pris part à ce voyage d’études. Il a porté essentiellement sur les technologies agroalimentaires notamment la technique de séchage par l’utilisation du séchoir tunnel.

Un voyage fructueux pour une meilleure conservation de nos productions locales

L’objectif de ce voyage est de permettre à nos transformateurs d’améliorer la mise sur le marché de certains de nos produits à travers une transformation et une conservation sans reproches. C’est ainsi que la délégation Nigérienne a visité plusieurs entreprises de séchage des produits agricoles (céréales, mangues) au Burkina Faso et au Mali qui utilisent le Séchoir Tunnel Sud Africain que le Niger s’apprête à acquérir. Les producteurs Nigériens ont apprécié l’opportunité de transférer et d’adapter cette technologie sur «  les produits Niger » tels que l’oignon séché ou Gabou, le Kilichi et les produits à base de niébé (farines, Béroua) ou d’améliorer celle générée localement. L’industrie de séchage de la mangue des deux pays a prouvé que l’introduction de la technologie des séchoirs Tunnel de fabrication Sud africaine a été très bénéfique pour la filière mangue séchée. Mieux, il a démontré que ce transfert de technologie a amélioré significativement les compétences des innovateurs locaux déjà impliqués dans le machinisme agricole.

Visite des unités de séchage et de fabrication de Séchoir Tunnel

Quelques six unités de transformation et de séchage des produits agricoles dont, deux à Toussaina (Burkina), deux à Sikasso et deux à Bamako (Mali) ont été visitées. Deux terminaux fruitiers de Bobo Dioulasso et un atelier du fabrication locale de séchoir Tunnel à Bamako ont reçu la visite de la délégation Nigérienne. L’acquisition d’un séchoir Tunnel, son installation et sa mise en marche est estimé à quelques 35 millions de FCFA. Les contraintes majeures liées à l’exploitation du Tunnel sont relatives à la maintenance, la disponibilité de techniciens qualifiés, le coût de l’énergie, la régularité de l’approvisionnement en matière première (mangues) et le fonds de roulement. Le séchoir Tunnel peut bel et bien être utilisé pour le séchage de la viande, de l’oignon et des céréales transformées, il peut s’adapte à bien de produits grâce à quelques petites modifications des claies pour le Kilichi ou les céréales.

A Bobo Dioulasso, la délégation s’est rendue au ranch de Koba qui est une unité de tri, de calibrage et de conditionnement des fruits et légumes exportés en Europe. Créée en 2007, le Ranch de Koba a produit 980 tonnes de mangues en 2015 et 2300 tonnes en 2016 sur une campagne de 4 mois. Elle a ensuite visité un deuxième ranch de la STGF qui utilise la même technologie que le Ranch de Koba. Les visiteurs Nigériens ont félicité les responsables de la STGF pour les efforts consentis en vue de l’autonomisation de la femme burkinabé, car le Ranch emploie 176 femmes pour 32 hommes.

Au Mali, la délégation a visité l’usine de séchage de Kéné YIRIDEN qui utilise les séchoirs Attesta et Tunnel. Elle produit des rouleaux et des barres de mangues destinés à l’exportation vers la sous région et l’Europe. L’entreprise emploie 106 personnes dont 95% de femmes. De 2,16 tonnes à son démarrage en 2007, elle est passée aujourd’hui à 45 tonnes de produits séchés essentiellement à la demande. Les déchets et rebus de l’usine (noyaux, épluchures et mangues pourries), sont vendus à une usine de Ségou qui les transforme en compost. La délégation Nigérienne a également visité l’atelier de fabrication des séchoirs Tunnel « made in Mali ». Il ressort de cette visite que le Tunnel fabriqué au Mali présente plus d’avantages et d’innovations que celui de l’Afrique du Sud.

Les enseignements tirés par les participants 

Au terme de ce voyage d’études et d’échanges, certains enseignements peuvent être tirés. De toutes les unités visitées il n’existe ni association ni groupement coopératif. Ce sont uniquement des privés qui se battent pour valoriser le potentiel dont dispose leur pays, leur région ou leur localité. Difficile donc aujourd’hui, même dans nos terroirs de vouloir faire du développement en ignorant les initiatives privées. Au Burkina par exemple, ces entreprises sont appuyées par le PAFASP, pour les amener à un niveau de compétitivité acceptable et leur permettre de percer sur les marchés. La mission a été très instructive pour les transformateurs (trices), les chercheurs et surtout les fabricants. Ces derniers ont rassuré qu’il est possible de transférer cette technologie au Niger et de l’adapter à nos produits.

RECOMMANDATIONS

Eu égard à tout ce qui précède, la mission conjointe PPAAO-Niger/PRODEX, les membres de la délégation recommandent aux deux projets de valoriser les informations obtenues à travers nos équipementiers RESEDA et CDARMA ; d’accompagner deux promoteurs par chaine de valeurs pour acquérir un Séchoir Tunnel surtout ceux qui sont portés vers l’exportation ; de doter nos équipementiers RESEDA et CDARMA d’un logiciel de conception à l’instar de celui d’IMAGRI-Mali ; de doter le Niger d’une trieuse-calibreuse et des emballages de conditionnement adéquat avec la mise en place d’un terminal oignon ; renforcer les capacités des transformateurs pour améliorer la présentation de leurs produits en vue d’un accès aux marchés régionaux et internationaux.

A propos regard des avancées réalisées par les transformateurs dans les deux pays visités concernant le conditionnement et l’étiquetage de leurs produits, qui du reste ne dépassent en rien les nôtres en terme de qualité et d’ingéniosité, un renforcement des capacités et un appui doivent être apportés aux transformateurs et transformatrices des trois chaînes de valeurs afin de leur permettre d’améliorer la présentation de leurs produits, pour un accès en toute confiance aux marchés régionaux et internationaux et leur permettre une prise importante des parts sur ces marchés.

Mot du Coordonnateur

Gouro

Pr. Abdoulaye Soumana GOURO

coraf

Ecowas

BM

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