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Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest

images de la   reception des cérealesSolidarité agissante entre les états membres, le Niger facilite l’acquisition de 112 tonnes de semences de niébé pour le Libéria et la Sierra Léone, gravement affectés par Ébola.
3 pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont durement été éprouvés par la maladie à virus Ébola. Il s’agit de la Guinée, du Libéria et de la Siéra Léone, dont les cultures ont été durement éprouvées.

En effet à cause de la psychose qui entourait la maladie à virus Ebola, les agriculteurs ont suspendus les déplacements au champ en vue de réduire les risques de contamination par d’éventuels malades ou des animaux vecteurs. Pour aider ces pays à faire dignement face à la situation et en réponse à une forte recommandation du Comité Régional de Pilotage du PPAAO/WAAPP tenu en Décembre 2014 à Dakar au Sénégal, le Niger a décidé de faciliter l’acquisition et l’envoi de 112 tonnes de semences de base et de semences certifiées de niébé au Libéria et à la Sierra Léone. Il s’agit des semences de qualité contrôlée de 4 variétés, dont la TN 5-78, de niébé produites en 2014 et restées invendues à la période de lancement de l’opération. Cette recommandation du Comité Régional de Pilotage du PPAAO a été encouragée par la CEDEAO, la Banque Mondiale et mise en œuvre par le CORAF et les différents PPAAO des pays. Un besoin initial de 11 800 t de semences certifiées ou de base a été identifié, mais il devait être ajusté en collaboration avec les pays affectés, à charge pour ces pays de payer les frais d’achat et de transport.

Le PPAAO/WAAPP-Niger, partie intégrante de cette dynamique régionale de solidarité et de compassion, a répercuté l’information à travers son comité national de pilotage, tenu en janvier 2015 pour les acteurs nationaux, et les TIC à l’intention des entreprises et groupements semenciers dont les contacts sont disponibles grâce à l’annuaire des disponibilités de semences au Niger et les répertoires établis par le programme semencier de l’Afrique de l’Ouest (PSAO-Niger). L’explication détaillée et argumentée de la démarche a convaincu des producteurs à annoncer leur disponibilité notamment pour le maïs jaune et le niébé (TN 5-78 et des variétés de la série IT…). En raison des limites d’adaptations écologiques des variétés identifiées, le Niger devait fournir 300t et 124t de semences certifiées et de base respectivement de maïs et de niébé  aux profits du Libéria et de la Sierra Léone; les variétés de riz ne supporteraient pas le climat trop humide et la toxicité en fer des zones d’accueil. Le maïs et le niébé introduits devaient être utilisés, comme cultures de couvertures, au cours de la courte saison des pluies. Finalement, après clarification des besoins des pays cibles et expression de leur capacités financières d’acquisition des semences, il a été retenu que le Niger ne fournisse que 112 tonnes de semences de base et certifiées de niébé réparties en 100t pour le Libéria et 12t pour la Sierra Léone. Ces quantités de semences sont acquises et transportées sous financement de la banque mondiale, via le CORAF, et les PPAAO des 2 pays destinataires.

Cette opération a vu l’implication de plusieurs pays de la sous-région qui ont également facilité l’acquisition et le transport des semences de riz, de maïs et de niébé. Le Burkina Faso pour 3850t de riz et 80 t de maïs, le Mali 60t de riz et 60t de maïs, la Côte d’Ivoire 500t de riz et 150t de maïs, le Togo 180t de riz, etc. Constatant la pression financière née de cette opération d’achat et de transport des semences de qualité, certains pays ont pris l’initiative de faire des dons de semences qu’ils ajoutent aux quantités achetées. Pour faciliter la circulation des semences entre pays, la commission de la CEDEAO a écrit des lettres à l’intention des ministères des affaires étrangères et des autorités en charge des services de douanes. Les premières livraisons de semences ont été effectives en mars 2015, celles du Niger sont en cours.

Elle a, certes, permis d’acquérir et livrer les semences requises, mais a soulevé quelques difficultés voire des contradictions au niveau sous régionale :

  • L’effectivité de la circulation des personnes et des biens prônée par la CEDEAO paraît plutôt à l’horizon puisque les semences, qui sont des produits de la sous région, ont été sujettes à des contrôles trop longs malgré les courriers envoyés par la commission ;
  • L’application de la règlementation semencière régionale (C/Reg.4/5/2008), base de l’opération, a mis en exergue des exemples de semences certifiées trop impures risquant de douter de l’article 69 sur la reconnaissance mutuelle des certifications.
  • Pour une situation d’urgence, l’opération a pris trop de temps ! les premières livraisons devant commencer en janvier n’ont été effectives qu’en mars soit plus de 2 mois après, du fait que du temps ait été perdu à chacune des phases de l’identification et la définition des besoins, à l’acquisition et le transport des semences. Cela a l’inconvénient de ne pas pouvoir utiliser les semences pour la campagne prévue ;
  • Certainement l’une des toutes premières opérations du genre au Niger, les démarches administratives pour l’obtention de l’autorisation d’exportation ont duré plus de deux semaines,  

Baïna Dan Jimo/PSAO-WASP/PPAAO-Niger

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Pr. Abdoulaye Soumana GOURO

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